DPE à Mairie-Centre Ville, Tonneins : bâti ancien et repères immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Mairie-Centre Ville, 1 072 DPE géolocalisés décrivent un quartier majoritairement composé d’appartements et marqué par le bâti ancien. Les passoires énergétiques y représentent 6,4 % des diagnostics, contre 8,6 % à l’échelle de Tonneins.

DPE à Mairie-Centre Ville, Tonneins : bâti ancien et repères immobiliers — Tonneins

Le dossier énergétique de Mairie-Centre Ville repose sur 1 072 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 2 036 DPE de l’échantillon analysé à Tonneins. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur ancienneté et leurs performances, sans assimiler automatiquement ces résultats à ceux de tous les logements existants. Deux caractéristiques ressortent : une forte présence de constructions anciennes et une majorité d’appartements. Pourtant, la proportion de classes F et G reste inférieure à celle observée dans la ville entière. Pour préparer une vente ou une location, ces données offrent donc un contexte utile, mais ne remplacent pas la lecture du DPE du bien concerné. L’enjeu est de distinguer le profil collectif du quartier de la situation énergétique propre à chaque logement.

Un bâti surtout antérieur à 1948, avec 38,2 % de maisons

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Mairie-Centre Ville)Part du quartier
A40,4 %
B413,8 %
C36834,3 %
D40537,8 %
E18517,3 %
F534,9 %
G161,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Mairie-Centre Ville (Tonneins).

La période de construction dominante à Mairie-Centre Ville est celle d’avant 1948 : elle représente 59,0 % des diagnostics du quartier, contre 44,0 % à l’échelle de Tonneins. La part des logements construits avant 1975 atteint 77,1 %. L’ancienneté constitue donc un élément central pour comprendre ce parc diagnostiqué. Elle ne suffit toutefois pas à déduire l’étiquette énergétique d’un logement : les données fournies ne croisent pas les dates de construction avec les classes DPE et ne renseignent pas les rénovations réalisées. Côté typologie, les maisons individuelles représentent 38,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Le quartier ne doit donc pas être décrit uniquement à travers ses maisons anciennes. Sa surface médiane de 69 m², contre 80 m² dans la ville, complète ce portrait d’un échantillon aux logements généralement plus petits.

  • Ancienneté : les 59,0 % de diagnostics concernant des constructions d’avant 1948 montrent que cette période pèse davantage dans le quartier que dans l’échantillon communal, où sa part est de 44,0 %.
  • Typologie : avec 38,2 % de maisons individuelles et le reste en appartements, la comparaison d’un bien doit tenir compte de sa catégorie, plutôt que s’appuyer uniquement sur sa localisation.
  • Surface : la médiane de 69 m² est un repère descriptif du quartier. Elle n’indique ni la surface de chaque logement ni la répartition détaillée entre petites et grandes surfaces.

Les classes C et D dominent les 1 072 DPE

La distribution des étiquettes fait apparaître une concentration dans les classes C et D. La classe D est la plus représentée, avec 405 diagnostics, devant la classe C, qui en compte 368. La classe E regroupe ensuite 185 diagnostics. Les extrémités de la distribution sont moins présentes : 4 diagnostics sont classés A et 41 classés B, tandis que 53 sont classés F et 16 classés G. Ce tableau nuance une lecture qui associerait systématiquement bâti ancien et mauvaise performance. Malgré la place importante des constructions d’avant 1948, les classes les plus défavorables ne constituent pas le profil dominant de l’échantillon. En revanche, ces effectifs ne permettent pas d’identifier les caractéristiques techniques expliquant chaque résultat, ni de savoir quelles performances concernent précisément les maisons ou les appartements.

  • Classes A et B : respectivement 4 et 41 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes dans le quartier, mais leurs effectifs restent nettement inférieurs à ceux des classes C et D.
  • Classes C et D : respectivement 368 et 405 diagnostics. Elles constituent le principal point de repère pour situer une étiquette dans la distribution locale, sans préjuger de la valeur immobilière du bien.
  • Classe E : 185 diagnostics. Cette catégorie doit rester visible dans l’analyse : la seule proportion de passoires F et G ne résume pas l’ensemble du profil énergétique du quartier.
  • Classes F et G : respectivement 53 et 16 diagnostics, soit 69 au total. Elles correspondent aux passoires énergétiques recensées dans les données analysées pour Mairie-Centre Ville.

6,4 % de passoires, contre 8,6 % à Tonneins

Sur l’indicateur des passoires énergétiques, Mairie-Centre Ville présente une proportion plus faible que celle de Tonneins : 6,4 % contre 8,6 %. Sa consommation médiane est également inférieure, à 185 kWh/m²/an contre 191 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même tendance, avec 1 188 € dans le quartier et 1 409 € à l’échelle communale. Ces comparaisons portent toutefois sur des indicateurs distincts : une proportion de classes F et G, une consommation rapportée à la surface et un coût annuel. Elles ne permettent pas de conclure que chaque logement du quartier est plus performant que chaque logement de Tonneins. De plus, la référence communale inclut les diagnostics du quartier : il s’agit d’une comparaison avec l’ensemble de la ville, et non avec les seuls autres quartiers.

1 188 € de coût annuel médian estimé : un repère à contextualiser

Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 188 € ne doit pas être présenté comme une facture attendue pour tout logement de Mairie-Centre Ville. C’est une valeur centrale issue des diagnostics analysés, et non un montant individuel garanti. Sa comparaison avec les 1 409 € de Tonneins doit aussi intégrer la différence de surface médiane : 69 m² dans le quartier, contre 80 m² dans la ville. Les données ne permettent pas d’isoler la contribution de la surface à cet écart de coût. La consommation médiane de 185 kWh/m²/an apporte un autre éclairage, puisqu’elle est exprimée par unité de surface. Enfin, ces trois médianes décrivent séparément l’échantillon : elles ne composent pas nécessairement le portrait d’un même logement, et ne doivent pas être combinées pour inventer une estimation personnalisée.

Vendre ou louer : situer le bien parmi les 1 072 diagnostics

Pour vendre, la distribution locale permet d’expliquer où se place l’étiquette du bien : une classe D appartient à la catégorie la plus représentée, avec 405 diagnostics, tandis qu’une classe F ou G se situe dans un ensemble de 69 diagnostics. Cette mise en perspective ne démontre toutefois ni décote ni avantage financier, car aucune donnée de transaction n’est fournie. Pour louer, le coût estimé et la consommation du DPE individuel constituent des éléments à examiner avec la surface et les caractéristiques du logement. La médiane locale de 1 188 € ne doit pas remplacer cette information propre au bien. Dans les deux cas, un appartement et une maison ne peuvent être comparés sur la seule base de leur quartier. Les données disponibles éclairent la présentation énergétique, mais ne suffisent pas à établir une conclusion juridique sur une vente ou une location.

Questions fréquentes

Mairie-Centre Ville compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Tonneins ?

Non, leur proportion est plus faible dans l’échantillon du quartier : les 53 diagnostics F et les 16 diagnostics G représentent 69 logements, soit 6,4 %, contre 8,6 % pour Tonneins. Cette comparaison concerne les diagnostics analysés. Elle ne signifie pas que tous les logements du quartier ont une bonne étiquette, ni que l’ensemble du parc existant a été diagnostiqué.

L’ancienneté du quartier implique-t-elle forcément un mauvais DPE ?

Les données ne permettent pas cette conclusion. Les constructions d’avant 1948 représentent 59,0 % des diagnostics, mais les classes les plus fréquentes sont D, avec 405 diagnostics, et C, avec 368. Aucun croisement entre âge du bâti et étiquette n’est fourni. Il faut donc consulter le DPE du logement plutôt que déduire sa performance de sa seule période de construction.

Peut-on utiliser les 1 188 € médians pour présenter un logement à vendre ou à louer ?

Ce montant peut être cité comme repère du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé. Il ne décrit pas nécessairement le logement proposé. La surface médiane locale est de 69 m² et la consommation médiane de 185 kWh/m²/an, mais ces valeurs ne remplacent pas les résultats individuels et ne permettent pas de promettre un niveau de dépenses.

Sources officielles

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